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Samedi 14 février 2026 à 14 h 30 au local du Cercle freudien 10, passage Montbrun 75014 Paris Paul-Laurent Assoun À propos de son ouvrage Psychanalyse de l’administration, le symptôme kafakaïen discutant : Patrick Belamich | Samedi 14 mars 2026 à 14 h 30 au local du Cercle freudien 10, passage Montbrun 75014 Paris À quoi tenons-nous Présentation du thème de l’année |
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THÈME DE L’ANNÉE
2026-2027
À quoi tenons-nous ?
Les conditions d’exercice de la psychanalyse ont changé. Il nous arrive souvent de le déplorer. Son prix à la bourse des valeurs sociales a nettement baissé. En d’autres termes le transfert à LA psychanalyse n’est plus ce qu’il était du temps de sa splendeur (effective ou fantasmée). Nous sommes noyés dans le flot indistinct des « psys » et le signifiant « psychanalyse » n’évoque plus grand-chose pour beaucoup de celles et ceux que nous recevons. Cela nous contraint à en rabattre sur ce qu’étaient de longue date, et pourraient être encore à nos yeux, les conditions matérielles idéales de notre pratique.
Dès lors une question s’impose : À quoi tenons-nous ? Entendons : qu’est-ce qui, dans ce que nous mettons en place, permet la rencontre d’une parole portée par l’exigence de l’association libre et d’une écoute propre à favoriser le surgissement de l’inconscient ? Qu’est-ce qui, pour chacun de nous est nécessaire pour donner lieu à l’Autre scène ? Sur quoi nous paraît-il impossible de céder et qu’est-ce qui, à l’inverse, relève de la contingence ?
La question concerne, bien sûr, les conditions matérielles (ce que parfois on appelle « le cadre », ou « le praticable ») mais elle excède cette dimension. Se demander « À quoi tenons-nous ? » amène à questionner non seulement les aménagements concrets de l’expérience (l’usage du divan, le paiement, la fréquence, les séances à distance etc.) mais aussi les concepts, la et les théories qui permettent d’en éclairer les ressorts.
Quant aux réponses, elles sont évidemment diverses, tant les conditions d’exercice de chacun, la clinique, les lieux institutionnels dans lesquels nous recevons, nos goûts, nos intérêts, nos styles propres enfin, se distinguent les uns des autres. En cela écouter ce que chacun peut avancer quant à ce qui lui paraît essentiel peut faire enseignement pour tous.
On ne peut pourtant se satisfaire de cette nécessaire diversité et de la première personne du singulier : essayer de répondre à la question « À quoi tenons-nous ? » implique une dimension collective qui concerne toutes celles et tous ceux que rassemble cette « communauté d’expérience » qu’est la pratique de la psychanalyse. Il s’agit de se prononcer sur ce qui en constitue les traits spécifiques, ce dont on ne saurait se passer pour envisager qu’une analyse puisse avoir lieu, ou pour être plus modeste, pour que DE l’analyse puisse avoir lieu. En cela reprendre la question « À quoi tenons-nous ? » implique de se prononcer sur ce qui est nécessaire, à chaque fois, pour donner lieu à l’acte analytique et sur ce qui spécifie cet acte quelle que soit la forme qu’il prend.
Mais la question, telle que nous la posons peut encore se décliner dans un autre registre : celui qui engage notre collectivité en tant qu’association pour la psychanalyse. Autrement dit il s’agit également de se demander : « À quoi tenons-nous au Cercle freudien ? ». Quelle politique de la psychanalyse et de sa transmission partageons-nous dans notre association et entendons-nous y soutenir, et quelles modalités de travail mettons-nous en œuvre pour que chacun trouve au Cercle un lieu vivant pour ses questions et ses élaborations ?
On le perçoit, cette formulation « À quoi tenons-nous ? » ouvre plusieurs voies distinctes qui concernent ce qui nous importe dans la pratique, mais également ce qui permet notre acte, autrement dit ce sur quoi il repose. Il s’agit ici du transfert, la façon dont il institue la place que nous sommes amenés à occuper et la manière spécifique dont la psychanalyse traite ce phénomène universel. Comment se tenir au point de jonction entre invention et structure (pour reprendre le titre de l’intervention de Claude Rabant au colloque que le Cercle avait organisé sur le cadre en 1992), invention singulière, propre à chaque expérience, et structure du discours analytique imposant certains invariants ? N’est-ce pas ce lieu d’équilibre instable que nous avons à occuper pour « devenir psychanalyste et le rester … en devenir », afin que de l’analyse il puisse y avoir pour celles et ceux qui s’adressent à nous ? Essayer d’expliciter comment à chaque fois s’assure cet équilibre précaire pourrait nous apprendre certaines choses…
Celles et ceux qui le souhaitent pourraient ainsi intervenir à partir d’une des questions envisagées ici pour évoquer et développer un ou des points qui constituent un appui nécessaire pour l’exercice de leur pratique d’analyste
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